Jamais sans mon ail!

Ces derniers temps, je me suis ardemment affairée à la préparation de mes ateliers sur le système immunitaire et les casse-grippes. Avec cet horaire chargé, le froid qui s’installe et les journées qui raccourcissent, j’ai, plusieurs semaines de suite, eu l’impression de débuter un rhume, «de couver quelque chose». Cordonnier mal chaussé, je voulais réserver mes casse-grippes pour les participants de mes ateliers et je n’ai pas pris le temps de tonifier mon système immunitaire. Je me suis donc tournée vers cette plante que vous connaissez tous: l’ail qui, à chaque fois, m’a évité le pire. Malgré plusieurs techniques possibles, j’ai opté pour celle d’une gousse hachée finement que j’avale dans une gorgée d’eau. Nous reviendrons sur toutes les options qui s’offrent à vous.

Effectivement, l’ail reste la plus connue des plantes au monde depuis au moins 5000 ans. Dans les dernières années, elle fait partie des plantes les plus étudiées, ce qui nous a permis de confirmer plusieurs de ses usages traditionnels. Parmi les plus étudiés de ses constituants, nous retrouvons les composés phytochimiques soufrés dont fait partie l’alline. Ce sont ces composés qui, une fois écrasés l’un contre l’autre, produisent cette odeur caractéristique de l’ail. Ces composés sont entre autres antimicrobiens d’où le rôle particulier de l’ail dans toute infection. De plus, l’ail semble attaquer les pathogènes qui viennent de l’extérieur tout en favorisant notre flore bactérienne. Ses huiles essentielles sont excrétées pas les poumons ce qui donne l’haleine bien connue, mais qui lui confère également une action spécifique sur le système respiratoire (bronchite, sinusite, pneumonie, otite, …).

D’ailleurs, ce qui rend l’ail si puissant est le cumul de ses propriétés antibactériennes et ses propriétés antifongiques, antiparasitaires et antivirales. Comme elle agit à large spectre, les bactéries ne développent pas de résistance, ce qui est d’une grande utilité de nos jours.

Comme mentionné précédemment, sa meilleure forme de consommation est une gousse d’ail biologique (l’ail biologique a une plus grande concentration de composés actifs que le conventionnel), crue et écrasée, car ses composés s’activent lorsqu’ils entrent en contact l’un avec l’autre. D’autre part, l’ail cuit perd ses propriétés. La meilleure technique est donc de l’intégrer à l’alimentation. D’autres possibilités s’offrent aussi à vous, il vous est possible de vous le procurer en capsules, de vous faire une macération (dans le vinaigre de cidre ou le miel) ou d’utiliser une petite gousse entière pelée en suppositoire (attention de la gardée bien entière et non égratignée, car le jus de l’ail est dermocaustique). Il est conseillé de prendre, lors d’une infection, de 3 à 8 gousses par jour. Je vous conseille tout de même d’intégrer une gousse par jour en prévention. Pour les enfants à partir de 6 ans, vous pouvez utiliser 1/3 de gousse, 3 fois par jour et pour les plus de 10 ans, 1/2 gousse, 3 fois par jour. Vous pouvez essayer de le trancher finement et de le mettre entre 2 tranches de pomme ou de le hacher finement et de l’ajouter cru dans le repas.

Comme l’ail fluidifie le sang, attention à ne pas trop en consommer si vous prenez des médications anticoagulantes (ex: warfarine), antihypertensives, antiplaquettaires ou anti-inflammatoires (ex: aspirine) ou avant et après une chirurgie. Évitez-le aussi en gros dosages si vous êtes enceinte. Il est aussi déconseillé aux personnes qui ont toujours chaud, puisqu’il réchauffe l’organisme. Et finalement, certaines personnes y sont allergiques ou font des réactions cutanées. Si c’est votre cas, il n’est pas recommandé de l’utiliser.

Bon hiver!

Vous avez tendance à faire des rhumes à répétition? Vous désirez tonifier votre système immunitaire? Prenez rendez-vous pour une consultation!

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Avertissement :

Ces parutions ne servent qu’à des fins éducatives et ne visent aucunement à soigner, traiter ou établir des diagnostics médicaux. Ils ne constituent pas non plus une incitation ou un encouragement à interrompre des traitements médicaux. Si vous prenez des médicaments, que vous êtes enceintes ou allaitez, consultez un herboriste thérapeute accrédité ou un professionnel de la santé avant de prendre des plantes médicinales. Le contenu des textes sur ce site n’a pas fait l’objet d’une évaluation par Santé Canada.

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